De février 2023 à septembre 2025, j’ai été le seul designer de Monkey Factory. L’application NéMO déclinée pour une quinzaine de projets, un agent conversationnel, des sites web, du print : tout le visuel, l’ergonomie et l’UX passaient par moi. Voici comment ça s’est passé.
En 2023, le télétravail m’a ouvert des portes. Je cherchais des projets utiles au plus grand nombre, et l’économie sociale et solidaire me paraissait l’endroit où j’avais le plus de chances de faire ce que je voulais. La distance ne me limitait plus.
J’ai envoyé plusieurs candidatures. Monkey Factory n’était pas une entreprise de l’ESS, c’était une entreprise du transport en commun, mais c’est elle qui m’a le plus attiré : pouvoir agir sur les transports du quotidien me motivait. Il n’y avait pas d’UX dans le produit, donc beaucoup à construire, et c’est ce que l’entreprise cherchait. Et puis la startup est un cadre que je connais bien.
Monkey Factory faisait du MaaS : une seule application où l’on retrouve toutes les mobilités du quotidien, partout en France. Je trouvais que c’était une très bonne idée. Elle était proposée en marque blanche, uniquement aux régies de transport et aux communes.
Sur le papier, j’étais Lead UX/UI Designer. Dans les faits, j’étais plutôt l’homme à tout faire du design, comme dans beaucoup de petites entreprises. Ça me convenait très bien : je gardais un œil sur le produit, l’UX et toute la communication visuelle. Ça me laissait aussi de la place pour faire de la pédagogie, sur l’UX comme sur l’UI, même si mes prédécesseurs avaient déjà bien déblayé le terrain côté interface.
Chez Monkey Factory, je n’ai dirigé personne, mais je suivais les projets de bout en bout, en Scrum avec le Product Owner, le chef de projet, le marketing et les développeurs. C’est avec eux que je fixais les priorités, et je faisais la recette de ce qu’ils livraient.
Recherche, audit, mesure, A/B tests : surtout sur NéMO, mais comme les applications étaient très proches, les retours de l’une aidaient les autres.
Il y avait aussi tout le reste : l’agent conversationnel, le back-office pour les régies, les sites web, le print. J’ai aussi conçu le stand et le matériel institutionnel de l’entreprise.
Chaque régie avait ses besoins, et il fallait tenir tous ces projets. Alors j’ai industrialisé : un design system centralisé sur le core et décliné par marque, des composants, des tokens, des SVG recolorisables, de la documentation sur Confluence, jusqu’aux visuels des stores (icônes, images, formats). Un Storybook a démarré avec les développeurs, mais il a peu servi. Hors spécificités, décliner une application prenait environ une heure, contre environ deux jours auparavant.
Nos partenaires étaient surtout des régies et des collectivités. Tout partait d’un appel à projets : le Product Owner et le chef de projet me transmettaient le besoin, je cherchais comment l’intégrer à l’existant et, si rien ne convenait, je concevais un nouveau parcours dans le core, avant de préparer maquettes et prototype à l’image du client.
Cette image était parfois imposée, même quand elle posait des problèmes d’accessibilité. J’ai donc séparé, dans le design system, couleurs de marque et couleurs d’interaction, pour garder de bons contrastes sur l’essentiel. Je défendais mon point de vue, mais le client avait le dernier mot. Restaient les textes : uniformiser, traduire, tutoyer chez l’un, vouvoyer chez l’autre.
YCeoStran / Saint-Nazaire
TUCCambrai
SUNU BRTDakar
Smart MoovCACL / Guyane
Rodez AgglobusRodez
RezoVerdun
OptymoBelfort
m2A MobilitéMulhouse
Grand Reims MobilitésReims
VaucluseFrance Travail
EvadEvian
ColibriToulouse
BaiaArcachon et du Val de l’Eyre
Arv’iCluses
NéMOUne App pour tous les réseaux!
En chiffres
~1 h
pour décliner une application (au lieu de ~2 jours)